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12/12/2008

L'Idéal

Deux photographies de l'Idéal devenu le Studio 34. La très belle façade ancienne avant qu'elle ne soit repeinte d'afreuses couleurs ocres et un panneau, ô combien ironique, photograophié dans l'ancienne cabine de projection, quelques jours avant l'installation des nouveaux propriétaires, une compagnie d'assurance. (Photographies Vincent Jourdan).
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08/12/2008

Le Jeanne d'Arc et les salles paroissiales

A côté des cinémas de quartier, les salles paroissiales ont joué un rôle important dans la diffusion des films. De certains tout au moins. A Nice, j'ai trouvé la trace d'au moins trois salles de ce type. La plus identifiable, c'est celle qui se trouve sous l'église Jeanne d'Arc, rue Charles Peguy. Appelée Le Jeanne d'ArcBorriglione la salle est en sous-sol comme on peut le constater sur la photographie ci-dessous.
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Plus bas, j'ai trouvé trace du bien nommé Familial, rue Pauliani. Mais la plus belle découverte, ce fut, via l'association Regard Indépendant, la salle Trimages. Au 17, rue Alsace Lorraine, cette jolie salle est intégrée à un ensemble appartenant au diocèse. Elle a été reprise voici de nombreuses années par Marie Claire Blanco et son équipe pour y faire du théâtre. Elle est restée quasiment à l'identique de ce qu'elle a du être dans les années 60, récupérant au passage les sièges de l'ancienne cinémathèque, celle qui était au Théâtre Francis Gag, ilôt des serruriers dans le vieux Nice.

En y organisant depuis trois ans les Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice, l'association Regard Indépendant y a remis du cinéma. Une nouvelle jeunesse.

Le passé de ces salles m'avaient été évoquées par M. Alain Rocca du Sourgentin qui se rappelait les projections du jeudi après-midi, en direction des enfants, assurées par un abbé qui n'hésitait pas à interrompre le film pour calmer les chahuts. Sans trop d'effet.

 

Photographie : Lise Roman

07/12/2008

Au programme cette semaine

Peplum à l'américaine avec la version 1951 de Quo vadis réalisée par Mervyn LeRoy avec Peter Ustinov délectable dans le rôle de Néron.
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Photographie : Collection particulière

05/12/2008

Les archives du Concorde

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Collection personnelle. Source pavé : Nice Matin

03/12/2008

Le Concorde

Terminons notre périple autour de l'avenue en compagnie de notre cycliste avec une salle un peu particulière : Le Concorde. Au 39 rue Pastorelli, la façade a conservé jusqu'à ce jour l'emplacement vertical des lettres de néon. Curieusement, bien des années après la fermeture du cinéma, le nom,est resté. Si l'on fait el tour du pâté de mainso, on découvre les sorties de secours. Mais le Concorde, c'est aussi l'ancien Excelsior. Né pendant la première guerre mondiale, ce sera une salle de renom qui donnera son nom à un roman hommage de Michel Grisolia. Il cède à la tentation érotique en 70 mais en revient vite. Il prend alors le curieux nom de K7 (comme s'en souvient encore Pierre dans un commentaire passionnant de la note précédente). Puis enfin celui de Concorde. Il diffuse alors les grands films de science-fiction des années 80 parallèlement à une programmation art et essai avec des films en V.O. et lors de la vague Hitchcockienne de 84-85, l'essentiel de sa période anglaise. Aujourd'hui, c'est un magasin d'articles professionnels pour coiffure mais ceux qui l'on connu dans sa dernière période se souviennent de la disposition et de l'escalier qui menait à la salle du premier.

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Photographies : Lise Roman et collection José Maria

01/12/2008

La vallée de Gwangi - 1969

30/11/2008

Au cinéma pouilleux

Voici donc la traduction de la chanson « Lou Peoui cinéma » soit « le cinéma pouilleux ». La traduction vient du numéro 91 de la revue Lou Sourgentin ainsi que du blog du rapporteur niçois. J'ai constaté des différences entre les deux version qui donneront peut être lieu à controverses. Mais n'étant ni niçois, ni linguiste, ni versé dans la langue nissarte, moi, humble cinéphile, j'accepterais toutes les remarques et j'en profite pour lancer un appel, si quelqu'un possède une version chantée en format MP3, j'aimerais bien en agrémenter ce blog.

1
Au cinéma rue de la terrasse,
Il y a des poux de toutes qualités
Et des puces de toutes les races,
Là-bas vous pouvez en trouver
Il y a aussi des poissonnières,
Qui vont dans ce cinéma
Pour s'attraper deux trois puces,
Et aussi pour en apporter

En bas aux secondes ,
Il y en a de belles rondes
Et celles du premier banc,
Semblent  toutes de gros hannetons
En bas aux premières,
Il y a les plus belles puces
Il y a même des morpions,
Au cinéma pouilleux.

2
Il y a aussi de belles petites,
Qui vont dans ce cinéma
Bado, Rasquetta, La talouna,
la Féraia et cétéra
Qui se gratte  ensuite  la tête ,
Qui se farfouille les cheveux
S'attrapent une grosse bête,
L'écrasent sur le programme

Il y en a sur la balustrade,
Qui font de la glissade
D'autres s'en vont sur le piano,
Pour y faire un petit tango
Là ont voit les morpions ,
qui jouent à saute-mouton
Il y a de quoi rire et s'amuser,
Au cinéma pouilleux.

3
Si vous en voyez les murs,
Il y a de très beaux souvenirs
de ces étoiles de moutarde,
On dirait le pont des soupirs
Quand ils font passer un beau drame,
les femmes se mouchent le nez
Entendez tout ça qui brame,
Les poissonnières crient !"oh boueux"

3
Celui qui fait la musique,
du coup s'avale la chique;
Le propriétaire plus mort que vif,
Se met a crier "ce n'est pas moi"
Celle de la caisse
S'étouffe dans sa graisse,
Il y a de quoi rire et s'amuser,
Au cinéma pouilleux.

 

28/11/2008

Lia que de rire e s'amusà

De toutes les choses curieuses que j'ai pu trouver au cours de mes recherches, la plus curieuse de toutes comme dirait Alice, c'est une chanson. Lou Peoui Cinema écrit par Jouan Nicola est une chanson qui se déroule dans un cinéma de quartier, un « cinéma pouilleux ». A ma connaissance, mis à part celle d'Eddy Mitchell, il n'y a pas de chanson qui ait prise pour thème une salle de cinéma. D'autant que la chanson est des plus haute en couleurs. On se croirait dans un film de Federico Fellini.

Jouan Nicola est une figure locale, Poète et écrivain, né le 13 octobre 1895 à Nice (évidemment), créateur de la Ciamada nissarda qu'il présida jusqu'en 1960 et du journal La Ratapignata (La Chauve-souris) qu'il dirigea de 1936 à 1938.

La chanson, selon la revue Lou Sourgentin, a été écrite entre 1910 et 1936 (datation pifométrique, voir numéro 91 de la revue).

Pour ce qui est de l'emplacement du cinéma, la chanson semble explicite. Il s'agit du cinéma de la rue de la terrasse, dans le vieux-Nice. Pourtant, lors de mes recherches, je me suis rendu compte que d'autres cinémas avaient eu droit à cette appellation de « Cinéma pouilleux ». Louis Nucéra en parle à propos du Star à Riquier et dans la plaquette de la Cinémathèque, M Zoarelli se rapporte à l'Eden dans les quartiers ouest. Par extension, je suppose que toutes les salles de quartier à l'hygienne défaillante et à l'ambiance populaire étaient ainsi surnommées. Voici donc les paroles en version originale, je publie la traduction d'ici quelques jours.

Pour les sources, le numéro 91 du Sourgentin, donc, mais aussi une version légèrement différente venue du blog du rapporteur niçois.

1
Au cinéma, " rue de la terrassa",
Li a de peoui de touti li qualità
E de nièra de touti li raça,
Aihà n'en poudès atrouvà
Li a finda de marinièra ,
Que van en aquèu cinéma
Per si rabaià doui-très nièra,
E finda per n'en appourtà

En avau ai segoundi,
Ni'a que souon belli roundi :
Aquelli dai proumié banc,
Semblon touti de gros tavan
En avau ai proumiéra,
li a li plus belli nièra
li a finda de lingoustà,
Au peoui cinéma.

2
Li a finda de belli pichouna,
Que van en aquèu cinéma
Bado, Rasquetta, la Talouna,
La Feraia, et cetera...
Qu si gratta pi la testa,
Qu si farfouilla li chivus
S'aganton una grossa bestia,
L'escrason sus lou prouspetus !

Ni a sus la balustrada,
Que fan la resquihada.
D'autri s'en van sus lou piano,
Per li faire un pichin tango.
La si vé li chatella,
Que juegon a simella
Lia que de rire e s'amusà,
Lou peoui cinéma.

3
N'en verguessias li murailla,
Li a de très bei "souvenirs"
D'aquelli estella de... moustarda,
dirion lou "pont des soupirs" !
Coura fan passà un bèu drama,
Li frema si moucon lou nas.
Audès tout aco que brama,
Li marinièra cridon : "Oua Bachas ! "

Aquèu que fà la musica,
Dou cou s'avala la chiqua;
Lou mestre, plus mouort que viéu,
Si mette a cridà "siéu pas iéu"
Aquella de la caissa,
S'estouffa en la sièu graissa.
Li a que de rire e s'amusà,
au peoui cinéma.

 

26/11/2008

Cinémas du Bronx

Faisons une petite pose pour découvrir d'autres passionnés des vieilles salles. Charlie Kraybill a réalisé un site très documenté sur les vieilles salles du Bronx, le quartier de New-York. Certains documents sont très anciens, des années 10 et les bâtiments sont superbes (Photographie issue de son site) : Charlie's photoguide to Old Bronx movies house

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24/11/2008

Le Cinéac par Eric Escoffier

Autre souvenir cette fois de l'ami Éric Escoffier dans une série d'articles parus dans sont blog Montres de la nuit. En voici un extrait qui évoque la salle du Cinéac sur l'avenue :

Il est vrai que chaque salle avait sa propre particularité avec un personnel difficile à décrire tant le personnage semblait sortir d'un film imaginaire!!!! Je me souviens au Cinéac qui se trouvait à l'époque Avenue de la Victoire, rebaptisée sous le nom auguste de l"Avenue Jean Médecin", il y avait le contrôleur que l'on avait surnomme "Gibba" (ici en niçois cela peut se traduire par la bosse)! Cet homme squelettique à la main gauche paralysée, était légèrement voûté, et avait un caractère odieux!!! Il déchirait les billets et lorsqu'il entendait un bruit suspect, il surgissait dans la salle tel un démon avec sa lampe électrique et faisait la chasse aux indésirables venus troubler le calme de la projection! Mais il n'empêche que cet homme était un amoureux du cinéma bis et aimait le cinéma fantastique! Il m'arrivait après la projection de discuter avec lui! On devint ami et je fus un des rares privilégiés à ne plus payer sa place, tout en laissant un large pourboire à l'ouvreuse!!!

 

Éric Escoffier

Blog Monstres de la nuit

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22/11/2008

Archives autour de l'avenue

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Collection personnelle, source Nice Matin.

21/11/2008

Au programme cette semaine

La très belle Asia Argento dans Land of the dead (Le territoire des morts - 2005) de Georges Romero.
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Photographie : collection particulière

18/11/2008

L'Idéal et le Studio 34

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Photographies : la première est un magnifique document tiré du numéro 91 de la revue "Lou Sourgentin". Ce sont les ouvreuses que l'on voit sur le pas de la porte, le prohramme à la main. Les photographies suivantes sont de Lise Roman et la façade n'a pas encore été repeinte.

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16/11/2008

Autour de l'avenue (2)

Depuis la rue de la Liberté, demi tour et traversée de l'avenue pour aller à quelques pâtés de maison plus loin, rue Alberti pour être précis, où se trouvait le Vog, qui a bien mal tourné. Il est devenu un simple parking à la façade jaune canari après une période de diffusion de cinéma pornographique. Pourtant, en 1970, c'était une salle de centre ville qui proposait M.A.S.H., le film de Robert Altman qui venait de recevoir la palme d'or à Cannes. Si l'on passe derrière la salle, par une toute petite rue, on trouve encore, sur un mur, l'inscription : Cinéma VOG, sortie de secours.

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Reprenons notre mouvement de balancier et repassons de l'autre côté de l'avenue pour s'engager dans la rue Maréchal Joffre et faire demi-tour au niveau de la façade de l'ancien Edouard VII. Comme son nom l'indique, la salle s'était spécialisé dans une clientèle britannique avant de devenir un cinéma ordinaire. Je me souviens y avoir vu un de films de la série des Bud Spencer et Terence Hill, Cul et chemise. Plus intéressant, dans les années 80, la salle s'est un moment essayé à l'art et essai sous le nom d'Atelier du Cinématographe, sans succès. L'expérience n'a guère durée plus d'un an. Je me souviens encore d'un systéme mis en place pour indiquer le niveau de qualité des copies à l'aide de pastilles de couleur. Mais à l'époque plusieurs salles s'étaient positionnées sur l'Art et Essai et les reprises et puis la Cinémathèque venait de s'installer à Acropolis.

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A deux pas, la superbe façade de l'Idéal avec ses visages de pierre récemment repeint de couleurs vives (et d'un goût moyen). L'Idéal fait partie de ces salles nées dans les années 10, respectable, on y verra la première du Chanteur de Jazz le 3 novembre 1928 puis l'Idéal est devenu le Studio 34 mais, comme l'a chanté Brassens, c'est là qu'il a mal tourné... Si l'on fait quelques pas, on découvre sa seconde façade, celle qui annonçait fièrement : « XXX, deux films au même programme ». La salle a été revendue au début des années 2000 à une compagnie d'assurances.

Une rue plus haut, rue Victor Hugo, c'est le beau bâtiment bourgeois qui abrite l'insubmersible Variétés. La salle appartient, comme le Rialto, au groupe indépendant UGC Méditerranée. C'est le dernier cinéma avec le Royal, à avoir conservé ces grandes salles avec balcon, dorures et velours, avant l'inéluctable restructuration : multisalles, fauteuils club et son THX unique sur la côte. C'est aujourd'hui sept salles et la programmation la plus commerciale de la ville. En 70, il passe Texas, nous voilà ! et, quelque part, il lui en est resté quelque chose...

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Traversons le boulevard, juste sur la droite, dans une petite impasse se cache un batiment d'aspect revèche. c'est l'ancien Olympia reconvertit dans la politique. Une salle qui diffusait beaucoup de films de Disney. Tristesse des reconversion.

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Un peu plus haut, encore, juste à côté de l'escurail, La façade de l'ancien Rex, devenu le théâtre de la Cité, jolie reconversion pour une salle modeste mais bien faite. On y a refait du cinéma pourtant, puisque c'est là que Christian Passuello y a projeté en 1996 son documentaire Going back to Nissa la belà.

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(à suivre)

Photographies : Lise Roman

15/11/2008

Danse macabre - 1964

13/11/2008

Quelques pavés de l'Escurial

Tiré d'un vieux journal des années 50, quelques pavés de presse et une publicité amusante pour l'écran Miracle Mirror Screen (collection personnelle).
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12/11/2008

Le plus grand spectacle du monde

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09/11/2008

Les archives de l'avenue 3

Les salles Gaumont au début des années 60. Tout un maillage depuis la place masséna jusqu'à la voie de chemin de fer "sous le signe de la qualité".
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07/11/2008

Au Programme cette semaine

La grande époque du film catastrophe : Les naufragés du 747 (Airport 77) de Jerry Jameson sortit en 1977 (entre autres au Cinémonde sur Nice) avec l'inévitable défilé de stars. Ici, Jack Lemmon, Christopher Lee, Olivia de Havilland, James Stewart et Georges Kennedy.
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(Collection particulière)

06/11/2008

Autour de l'avenue

Tout autour de l'avenue Jean Medecin se tenaient de nombreuses salles. Remontons donc avec notre cycliste l'avenue en zig-zag à partir de la place Masséna aujourd'hui en plein travaux du tramway. Avant les jardins et les bassins , se tenait le Casino, vaste bâtiment comprenant un cinéma, le Casino (!) et, je m'en souviens encore, la boutique du Nain Bleu, disquaire et vendeur de matériel audio. En 1970, on pouvait y voir le tout dernier Chabrol. Que penserait-il de tant d'eau ?

Quelques pas sur la zone piétonne en direction de l'ancien Ritz devenu un magasin de chaussures au 33 rue Masséna. Cette salle me rappelle surtout un documentaire sur le groupe Magma diffusé à toutes les séances, rayé comme la Diva du Méliès, et ces sièges marron foncé en béton armé. Y voir les trois heures de Il était une fois dans l'ouest tenait de l'exploit vertébral. Cette salle, comme tant d'autres, a évolué d'une salle unique d'exclusivités (par exemple Le salaire de la peur en 1954 où Domicile conjugal, cinq semaines de succès ! en 1970) à une sorte de multi salle de quartier, plutôt mal placée dans une zone très touristique. Trois salles avec des reprises et une programmation pornographique. Le Ritz a disparu au début des années 80.

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Demi-tour et petit crochet par derrière les Galeries Lafayette. Pour découvrir, derrière le restaurant Le Guitry la façade de l'ancienne salle du Casino Club. Il a pris un nom prestigieux sans conserver sa salle... Du moins pour des films. Je crois que l'entrée était sur la droite.

Virage sur la gauche. Passons l'avenue une première fois pour découvrir les traces de deux salles : côté gauche le Paramount devenu une banque mais on voit encore bien les emplacements pour las affiches et la caisse. Le Paramount était un grand et beau cinéma d'exclusivité. Avec ses deux salles il est aussi le premier « multi salles » de la ville. En 70, on y projetait la figure de Jack Palance qui vaut bien celle d'un distributeur de billet. Sa programmation était parallèle à celle du Monte-Carlo comme on peut le constater sur la pavé de presse (ici). Je me souviens de cette queue d'enfer qu'il avait fallu se taper pour Le retour du Jedi en 83. La fin de ce cinéma a été un peu triste. La toute dernière semaine, j'y avais vu Blood simple, le premier film des frères Cohen. Il devait y avoir cinq spectateurs. Triste.

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Presqu'en face, côté droit, ce magasin de tissu au 4 de la rue de la Liberté cache bien l'ancien Cinémonde. Si l'on entre, on retrouve l'escalier qui descendait dans cette salle où j'ai vu, fin des années 70, ce film avec le 747 qui tombe à l'eau et dont je vous ai posté la photographie d'exploitation il y a quelque temps.

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(à suivre)

Photographies : Lise Roman

 

04/11/2008

Interlude sociologique

La pratique du cinéma, au niveau du spectateur, n'a cessé de changer tout au long de sa courte histoire. De l'attraction de foire au divertissement de masse en passant par la cinéphilie, les festivals et les ciné-club, il y a eu bien des façons d'aller voir un film. La télévision, la cassette vidéo puis le DVD ont réduit l'audience des salles, leur nombre et leur implantation. Ce dernier point mérite que l'on se penche sur l'évolution du parc de salles niçois en terme de répartition géographique. J'ai, dans mon scénario, illustré ceci par cette petite scène :

Notre cycliste s'arrête à un feu. Un piéton se tient sur le bord du trottoir, tenant un vieil exemplaire du journal Nice Matin daté du 17 septembre 1970. Le piéton s'approche du cycliste.

Le piéton.

Si l'on en croit ce journal de septembre 1970, Nice comptait à cette époque 36 cinémas dont un seul disposait de deux salles...

Le cycliste retire ses lunettes pour mieux voir. Le piéton replie méthodiquement son journal.

Le piéton.

Il n'en reste aujourd'hui que 6, ce qui représente néanmoins 29 écrans. Mais on remarquera que tous les quartiers périphériques, tant défavorisés que résidentiels, ont perdu leurs salles.

Le cycliste.

Est-ce bien raisonnable... ?

Le piéton(désignant le feu).

C'est vert.

Effectivement, il y avait encore en 1970 de très nombreuses salles de quartier et chaque quartier avait les siennes. Y compris l'Ariane, Magnan, la Californie, Fabron, Riquier et la plaine du Var avec le drive-in puis un peu plus tard la salle de Cap3000. Les populations des quartiers plutôt populaires étaient très attachés à « leur » salle comme on le constate aux écrits de Louis Nucera ou Raoul Mille. La salle avait alors une véritable fonction sociale où l'on se retrouvait en famille ou en bande. Ce sont ces salles qui ont disparu les premières. Aujourd'hui, il ne reste aucune salle de quartier et l'on peut risquer l'explication d'un profond changement dans le choix des divertissements. Nouvel avatar de salle populaire, même si les mots m'arrachent les yeux à les écrire, c'est le multiplexe de Lingostière. Il sera bientôt concurrencé du complexe prévu à l'Arénas. Aujourd'hui, le multiplexe est devenu le nouveau cinéma de quartier, un quartier purement artificiel et dédié à la consommation de masse. Le cinéma a perdu cette bataille et laisse de nombreux nostalgiques. C'est à eux d'abord que ce projet est dédié.

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01/11/2008

SuperArgo - 1967

30/10/2008

L'Escurial par J. M. G. Le Clezio

J. M. G. Le Clezio vient de sortir un livre autour du cinéma au joli titre de Ballaciner. Un chapitre traite des cinémas de son enfance niçoise. Il y évoque nombre de salles et en particulier l'Escurial :

Je me souviens particulièrement de La Tunique, peplum chrétien des années 1950. La salle s'appelait l'Escurial, nom bien trouvé pour accueillir un tel spectacle. C'était un chef d'oeuvre de l'art post-mussolinien, avec un plafond à douze mètres, un immense balcon flanqué de loges et de loggias, un rideau de scène en velours cramoisi, et dont les murs latéraux et le hall d'entrée étaient décorés de fresques néo classiques représentant des matrones romaines et des guerriers hoplites sur fond de collines éternelles.

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Ballaciner – J. M. G. Le Clezio

Éditions Gallimard

Le livre sur la boutique

Affiche source Carteles

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29/10/2008

Note sur l'architecte de l'Escurial

Né à Constantinople d’une famille d’origine grecque, Léonard Varthaliti a été l’élève de Léon Gurek à l’école royale des Beaux-Arts de Rome.

La première partie de sa carrière se déroule dans sa ville natale. Après la Première Guerre mondiale, il participe, auprès de la mission française, à l'établissement des nouveaux plans d'urbanisme de Constantinople. Puis, il s’installa à Nice où il réalisa, entre autres, Les Pins Parasols et l'Escurial, le Grand Palais et le Palais Doré (1926) à Juan-les-Pins, la villa Goelo et le monument à Léopold II à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Le travail de Léonard Varthaliti est particulièrement caractéristique du style Art Déco, influencé par les Etats-Unis et notamment l'école de Chicago.

Source : euroburos.com dossier sur le Bulding de la Bourse de Marseille.

28/10/2008

L'Escurial

Nice est une ville curieuse qui comprend par exemple deux centres, si ce n'est plus. L'un, autour du vieux Nice, est le centre historique avec la mairie et l'ancienne préfecture. L'autre, plus moderne et sur l'autre rive du paillon, est organisé autour de l'axe de l'avenue Jean Médecin anciennement avenue de la Victoire. Considérant ce second centre, on dénombre une bonne douzaine de salles de part et d'autres de l'avenue.

La plus prestigieuse sans aucun doute, c'est celle de l'Escurial. Notre cycliste, évitant les travaux, remonte au niveau du café de Lyon pour enfiler l'avenue Georges Clémenceau vers l'imposante façade de l'ancien cinéma ESCURIAL. L'ensemble est une superbe réalisation architecturale due au talent de Léonard Varthaliti, grec d'origine. Avec ses 1400 fauteuils, ses colonnes, son hall d'entrée et ses immenses fresques d'inspiration antique, peintes par Eugène dit Étienne Doucet (1890 – 1978), c'était l'une des plus belles salles de Nice, voire de France et l'une des plus grandes d'Europe. L'Escurial traverse plus de quarante ans d'histoire du cinéma niçois. C'est la première salle à s'équiper en cinémascope par exemple. Mais il vieillit mal et comme tant d'autres salles de ce calibre, ne réussi pas à négocier la mutation des années 70. Paquebot de luxe en un temps de caboteurs, il ferme en 1979 et est vendu aux enchères l'année suivante pour être transformé en boite de nuit... De luxe, toujours. Ce qu'il est toujours aujourd'hui. Les fresques de Doucet sont réputées être conservées sous les cloisons de la grande salle.

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Lors de ma période de recherche, j'ai eu un entretien avec Thierry Olive, cinéphile, gérant de l'unique librairie spécialisée dans le cinéma de la Côte d'Azur, Cinéfolies. Nous avions évoqué les dernières séances de la salle, plongée dans l'obscurité car ses propriétaires ne pouvaient plus payer l'électricité. Il m'a raconté avec beaucoup de talent l'entrée sombre. L'escalier descendant à la salle et uniquement éclairé par une petite lampe, sans doute de secours. Une atmosphère de film fantastique, un genre qu'il affectionne particulièrement. Et puis la grande salle, immense et sur les dernières années si peu fréquentée. Une atmosphère de fin du monde, de fin d'un monde.

L'Escurial aujourd'hui et hier

Photographie : plaquette cinémathèque de Nice 1995