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05/03/2010

La démolition du Star

Quatre photographies prises au début des années 2000 lors de la démolition de l'ancien cinéma de Riquier, le Star. Pendant des années, j'avais une amie qui habitait juste en face. C'était alors un brocanteur ou un atelier de bricolage, je ne sais plus. Pendant des années j'ai pensé à faire quelques photographies du bâtiment encore debout et puis, d'un coup, plus de bâtiment.

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Les images donnent néanmoins l'idée du volume et de l'architecture générale, la salle étant accolée au marché couvert, démoli dans la foulée. On distingue également un reste de colonne qui encadrait l'entrée. C'était le cinéma favori du jeune Louis Nucéra.

Photographies : Vincent Jourdan

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26/01/2010

L'Escurial

Voici l'une des cartes de la série représentant la salle de l'Escurial, le plus prestigieux cinéma de la grande époque niçoise. Au moment où les problèmes divers et variés de la salle risquent de la transformer en supermarché (il y a de quoi pleurer de rage), il est bon de se souvenir de ce qu'elle fût, de sa classe, des fresques grandioses d'Étienne Doucet et de ce qu'elle a représenté en terme d'image pour la ville et ses habitants. Peu de chance qu'un supermarché laisse ce genre de souvenirs. Photographie : collection personnelle.

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Notez l'élégance des lignes, la courbe sensuelle du balcon qui ressemble beaucoup à celui du Capitole, et voici le détails des fameuses fresques :

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Un article sur le sombre avenir de l'Escurial sur le blog Ficanas.

16/06/2009

Les archives du Rialto

Quelques pavés de presse du Rialto, une programmation typique des années 80 (très excatement 1984 et 1985). Source Nice Matin, collection personnelle.

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10/06/2009

Le Rialto

Revenons vers le centre pour nous attacher à une salle à la longue histoire, le Rialto. Sa jolie façade aux balcons en arrondis orne le 4 de la rue de Rivoli, juste derrière les prestigieux musée Masséna et hôtel Negresco. Le Rialto est l'une des grandes salles nées dans les années folles. C'est un cinéma qui sera très longtemps en pointe des évolutions techniques. La plaquette éditée par la cinémathèque de Nice en 1995 reproduit la page spectacle d'un quotidien qui nous apprend que la salle est l'une des premières à s'équiper d'un système de projection des films sonores et diffuse le célèbre Jazz singer (Le chanteur de Jazz – 1927) avec Al Johnson.

En 1959, il est rénové et équipé avec le système Todd A-O puis en 1962, nouveaux travaux et le Rialto s'équipe du Cinérama, diffusant les grands spectacles de l'époque comme How the west was won (La conquête de l'ouest – 1962) de John Ford, Henry Hattaway et Georges Marshall avec le gratin des acteurs hollywoodiens de l'époque, le film étant projeté sur l'écran en trois volets. En 1964, l'équipement de projection est remplacé par du 70mm qui permet de diffuser du Cinérama « simple » (Je vous conseille la page Wikipedia sur le sujet pour les considérations techniques) et le Panavision. Le Rialto est une salle de prestige avec un écran incurvé de 22 mètres sur 11. Belle façon de voir, en 1970, Texas de Tonino Valerii avec Giuliano Gemma.

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Comme ses confrères, il se transforme en 1974 et devient un multiplexe de 5 salles. Faisant partie du même réseau que le Variétés sur Victor Hugo, il devient un peu son « petit frère », le Variétés conservant sa grande et belle salle pendant plus de temps. C'est ainsi qu'il apparaît dans les années 80 comme un cinéma assez commercial avant de prendre un virage tout à fait passionnant à la fin de la décennie. Il s'émancipe à coup de cycles, de festivals branchés fantastique ou western dans les années 80, Mangas dans les années 90. C'est là que j'ai découvert, au milieu des années 90, le cinéma de Tsui Hark programmé pendant un cycle de quinze jours.

Vient le temps de la V.O., la classement Art et Essai (avec quelques déboires partagés avec le Mercury), les films rares (ou soi-disant difficiles), des reprises avec le ciné rétro. Plus tard, le Rialto va accueillir les soirées de l'association Héliotrope (à partir de 1998) puis Un festival, c'est trop court. La salle devient un endroit incontournable de l'activité cinématographique niçoise avec le Festival du cinéma Lusophone, les soirées ADN, la reprise du cycle Télérama, des avant-premières, bref tout un travail qui lui permet d'atteindre un équilibre subtil entre grand public, art et essai et cinéphilie, entre le dernier Disney, le dernier Wong Kar Wai et les restaurations de Capra. Vénérable mais toujours bien vivant, on lui souhaite encore de longues années d'activités.

Une grande partie des informations techniques proviennent de la notice sur la salle écrite par Christian Losito pour le site Cinéma Treasure.

Photographie Lise Roman.

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12/04/2009

Le Marengo

J'ai découvert une nouvelle salle niçoise au cours de mes recherches sur Internet. Je suis tombé sur un très joli document, un programme du cinéma Marengo datant de 1934. Très exactement du vendredi 12 au jeudi 19 janvier. L'adresse donnée est le 33 boulevard Raimbaldi, ce qui le situe juste à côté du cinéma Hollywood évoqué dans les salles autour de l'avenue Jean Médecin (ex-avenue de la Victoire) et qui se trouvait au numéro 35. Actuellement, on trouve là une droguerie. Difficile de dire si elle occupe l'emplacement des deux salles où s'il s'agit de la même avec un changement de nom. Si cela stimule la mémoire de l'un de mes lecteurs.

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Le Marengo est en tout cas une salle ayant disparu voici de nombreuses années puisque les programmes des années 50 ne la mentionnent plus. Le programme est assez intéressant, d'abord par la programmation qu'il propose, essentiellement des films français « parlants », pas forcément en première exclusivité. Le fils du Rajah est ainsi un film de 1931 réalisé par Claude Autant-Lara, version française du Son of India réalisé par Jacques Feyder. L'autre aspect intéressant, c'est la partie publicité, qui permettait sans doute de payer le programme distribué gratuitement et qui ressemble assez à ces rideaux publicitaires que l'on trouvait souvent dans les salles, en tout cas, j'en ai connu dans les salles de quartier.

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Collection personnelle - Cliquez pour agrandir.

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27/03/2009

Une carte du Forum

Je me suis donc offert cette carte du cinéma Forum évoquée il y a peu. Du moins, c'est ce que je croyais. La carte achetée est proche de celle publiée sur le blog, mais l'angle n'est pas tout à fait la même. Les arbres cachent le nom du cinéma et l'on voit mieux l'angle du bâtiment avec la rue Gambetta. Elle reste malgré tout fort évocative de son époque, avec si peude voitures et ce piéton au premier plan qui marche sur la chaussée de la Promenade des Anglais. Ferait beau voir d'en faire de même aujourd'hui.

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(Cliquer pour agrandir)

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05/03/2009

Curiosités glanées sur Internet

Voici quelques documents rares trouvés au gré de mes recherches sur la Toile. Tout d'abord, sur le site Notrefamille.com, qui prpose des reproductions (payantes) de cartes postales anciennes, j'ai dégoté deux belles images de l'Escurial. La première est assez classique, avec les sièges, le balcon et le grand écran, la seconde a surtout l'avantage de présenter de face les fameuse fresques de Eugène dit Étienne Doucet . On notera aussi les belles courbes du balcon qui ressemble fort à celui du Capitole.

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Ensuite, sur le site de vente aux enchères Delcampe, j'ai acheté cette carte postale qui montre parfaitement la façade du Forum, avec ses élégantes lignes art déco et ses pendules au sommet.

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Source images : notrefamille.com

02/03/2009

Les MJC

Les MJC de la ville de Nice ont joué un rôle important dans la diffusion du cinéma sur Nice. Elles ont participé à la diffusion d'un cinéma plus connoté « auteur », mais aussi à l'animation de quartiers qui ont vu leurs salles fermer. C'est ainsi que dès la fin des années 70 la MJC Gorbella restait l'unique salle des quartiers nord, tandis que celle de Magnan devenait l'unique lieu de diffusion sur la partie ouest.

J'ai peu d'informations sur la MJC Pasteur, mais je sais qu'Eric Escoffier des Monstres de la nuit y créa en 1978 le 1er Festival du film fantastique avec projections, débat, expositions.

Je suis également un peu court à propos de la MJC Gorbella, mis à part les souvenirs émus de ceux qui m'en ont parlé, notamment des reprises des programmes de la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes. C'est également là qu'Eric Escoffier toujours très actif, organisa la troisième édition de son festival, consacré à la Hammer films.

Par contre, la MJC Magnan a un passé prestigieux et, surtout, une histoire récente tout à fait passionnante. Dans les années 70 et 80, la salle de Magnan a une activité très régulière, reprenant les programmations cannoises, proposant de nombreux cycles et accueillant le cinéma italien. Je me souviens par exemple avoir assisté à une séance de Mordi e fuggi (Rapt à l'italienne - 1972 ) le film de Dino Risi avec Marcello Mastroianni, Oliver Reed, Carole André, Lionel Stander. Cette projection avait eu lieu dans un cadre scolaire. Je crois que c'était avec ma classe d'italien lorsque j'étais au lycée Masséna. Il faut se souvenir que c'est à Nice qu'à été créé le festival du cinéma italien, avant qu'il ne sombre et ne soit supplanté par celui d'Annecy.

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Autre souvenir fort des années 80, l'accueil par la MJC des deux (1985 et 1986) éditions du festival du film fantastique amateur en super8 organisé par, de nouveau, notre ami Éric Escoffier. J'y avait présenté ma première « oeuvre » et avec toute mon équipe d'amis nous étions venus découvrir des films parfois étonnants en provenance de toute la France. Éric avait auparavant organisé là des conférences sur le cinéma fantastique, entre autres sur le mythe de Frankenstein. Avec de telles initiatives, cette salle jouait pleinement son rôle d'animateur culturel. Hélas, questions de finances ou questions de politique, l'activité cinéma de Magnan cessa au passage des années 90.

Mais ce n'en était pas fini avec le cinéma à Magnan. Sous l'impulsion de Marianne Boussard, un nouveau projet vit le jour avec le nouveau siècle. Programmation régulière et ambitieuse, réactivation des journées du cinéma italien, diffusion de films que l'on ne voyait plus à Nice, oeuvres de répertoire, oeuvres rares, la salle Jean Vigo de l'Espace Magnan redevint un lieu essentiel du cinéma à Nice, accueillant nombre de réalisateurs prestigieux. L'année 2008 vit de nouveaux bouleversements avec le départ de l'équipe de la mission cinéma mais les programmations continuent avec les journées du cinéma italien et une thématique en mars autour de Bergman.

25/02/2009

L'Escurial, de nouveaux documents en ligne

De nouveaux documents pour les amoureux de la salle de l'Escurial qui vient d'échapper à une transformation en supermarché. Une série de photographies prises par Jean Marx en 1999 et (surtout) Mh. G. Tournier en 1980 sur la base des monuments historiques de la région PACA. En 1980, la salle était encore un cinéma. On voit notamment sur ces clichés les grandes lettres rouges indiquant la fonction, et la façade avec l'entrée. De précieux documents que je vous invite à aller voir sur place.

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24/01/2009

Un peu plus à l'ouest

Poursuivons notre périple un peu plus à l'ouest, là où la ville à sans doute le plus changé ces 40 dernières années. Difficile de se repérer.

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L'emplacement du California (Photographie : Lise Roman)

C'est un boucher sur l'avenue de la Californie qui s'est souvenu de l'emplacement du California, un emplacement alors occupé par un snack et un parking. Au numéro 202, c'était un cinéma de quartier typique tout comme le Magnan, situé au début de l'avenue de la Californie et dont l'emplacement se perd dans le noeud de la voie rapide. Populaire aussi, l'Eden, au 57 route de Marseille, dans le quartier de Lavallière. Dans la plaquette de la Cinémathèque de Nice, il y a un entretien avec M Zoarelli qui évoque cette salle et conclut : «J'allais pas dans les cinémas du centre. Vous savez, dans le quartier, il y avait tout pour s'amuser. Y'avait le bordel, des bals, le dancing. Tout ! On manquait de rien ».  De fait, dans un programme de 1962, l'Eden proposait en plus du film Traquenard de Nicolas Ray avec Robert Taylor, un spectacle Un soir à la Scala avec music-hall, clowns et danses. Dans cet entretien, il apparaît que cette salle aussi était surnomée « Lou Peoui ». J'en ai conclu qu'il s'agissait d'un terme générique, niçois et affectueux pour désigner les salles de quartier.

Encore plus un peu plus à l'ouest, en attendant le projet de multiplexe, il faut évoquer deux salles qui auront eu une existence éphémère. Celle du centre commercial cap 3000 « toutes places 6 francs » en 1970 et, aussi étonnant que cela paraisse le drive-in. Oui, Nice a eu son drive-in ou cinéma-auto, situé route de Digne, en face de l'aéroport au niveau du marché gare de St Augustin. En 70, ces deux salles passaient Texas un western italien de Tonino Valerii avec Giuliano Gemma et ses beaux yeux. Le Drive-in n'a pas tenu longtemps mais Yves Boisset y a tourné une séquence de son film, Le saut de l'ange avec Jean Yanne et Sterling Hayden.

Ces salles populaires qui animaient les quartiers les plus périphériques ont fermé les premières. En 1970, l'Eden et le Magnan n'existent déjà plus puis le mouvement s'accélère.

On peut considérer que le maillage des salles s’est rapidement effiloché et que, un peu comme le sang qui refluerait de tout l’organisme vers le cœur, le cinéma a été contraint de se recroqueviller au centre. Tous les quartiers se sont vu confisquer le cinéma. Et si ce n’était que ça…

Curieusement, la tendance actuelle est d’éliminer les dernières salles du centre ville au profit de complexes sans âme aux périphéries des villes. Du cinéma considéré comme un hypermarché ou une halle à chaussure !

20/01/2009

Le cinéma et toutes ses perfections

La (fameuse) plaquette de la Cinémathèque de Nice éditée en février 1996 propose un document riche d'informations sur le Forum. Il s'agit d'une page publicitaire réalisée pour l'inauguration de la salle un vendredi 13 janvier, sans doute 1933, je manque d'information là-dessus.

Nous y apprenons que la salle est l'oeuvre de l'architecte Georges Dikanski (diplômé ESA). Suit la longue liste des différents intervenants, notamment l'équipement électrique Western Electric 1933 et le matériel cabine, projecteurs Simplex et lampes à arc Peerless de Brockliss et Cie à Paris.

Le numéro de téléphone de la salle est le 55-80, ce qui se retient bien. Les directeurs – propriétaires sont MM Jean Faraud et André Valette.

La capacité de la salle est de 1400 fauteuils. Détail amusant, la salle « tient à la disposition des spectateurs durs d'oreille un équipement spécialement conçu pour leur permettre une audition impeccable des films sonores et parlants ».

Quatre photographies nous font découvrir l'impressionnant équipement, les transformateurs, la cabine de projection, les chaudières et brûleurs et le gigantesque appareil pour la ventilation.

Le programme d'inauguration est composé du film d'André Hugon Maurin des Maures avec (Jean) Aquistapace, Berval et Delmont. (Affiche source Cinémotion)

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12/01/2009

Le Forum

Déplaçons nous maintenant vers l'ouest de la Ville. Prenons la célèbre promenade des anglais pour nous arrêter, à quelques pâtés d'immeubles du Negresco, au numéro 45 devant les grandes lettres rouges façon peplum de la façade de l'ancien Forum. Les portes sont mystérieusement masquées. Le Forum est désormais une boite de nuit branchée après avoir été une cafétéria. C'était une superbe salle de la génération de celle de l'Escurial, avec ses deux grands escaliers latéraux, son vaste espace, son haut plafond. Toute une façon de concevoir une salle de cinéma comme un lieu beau. Sur l'extérieur, la façade art-déco est superbe avec son bel auvent et si l'on en observe le sommet au niveau des « piliers » latéraux, on peut voir les deux emplacements où étaient installées deux horloges. La photographie de Lise date de 1998, depuis, les portes sont devenues noirées et très chic tandis que la salle a été rebaptisée le High.

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Photographie : Lise Roman

C'est la première salle que j'ai fréquenté quand nous sommes venus nous installer à Nice avec ma famille. En 1977, nous avons d'abord habité au petit Fabron et le Forum était l'une des salles les plus proches. C'est là que j'ai vu The last dinosaur (Le dernier dinosaure), relatif navet avec grosse bestiole réalisé par un tandem américano-nippon : Alexander Grasshoff et Shusei Kotani. Avec la trogne de Richard Boone en vedette. Plus tard, j'y ai vu quelques productions Disney dont le Popeye de Robert Altman en 1980. je crois que c'est la dernière fois que je suis venu dans cette salle. Nous avions déménagé près de la place Garibaldi, tout près du Mercury.

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12/12/2008

L'Idéal

Deux photographies de l'Idéal devenu le Studio 34. La très belle façade ancienne avant qu'elle ne soit repeinte d'afreuses couleurs ocres et un panneau, ô combien ironique, photograophié dans l'ancienne cabine de projection, quelques jours avant l'installation des nouveaux propriétaires, une compagnie d'assurance. (Photographies Vincent Jourdan).
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08/12/2008

Le Jeanne d'Arc et les salles paroissiales

A côté des cinémas de quartier, les salles paroissiales ont joué un rôle important dans la diffusion des films. De certains tout au moins. A Nice, j'ai trouvé la trace d'au moins trois salles de ce type. La plus identifiable, c'est celle qui se trouve sous l'église Jeanne d'Arc, rue Charles Peguy. Appelée Le Jeanne d'ArcBorriglione la salle est en sous-sol comme on peut le constater sur la photographie ci-dessous.
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Plus bas, j'ai trouvé trace du bien nommé Familial, rue Pauliani. Mais la plus belle découverte, ce fut, via l'association Regard Indépendant, la salle Trimages. Au 17, rue Alsace Lorraine, cette jolie salle est intégrée à un ensemble appartenant au diocèse. Elle a été reprise voici de nombreuses années par Marie Claire Blanco et son équipe pour y faire du théâtre. Elle est restée quasiment à l'identique de ce qu'elle a du être dans les années 60, récupérant au passage les sièges de l'ancienne cinémathèque, celle qui était au Théâtre Francis Gag, ilôt des serruriers dans le vieux Nice.

En y organisant depuis trois ans les Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice, l'association Regard Indépendant y a remis du cinéma. Une nouvelle jeunesse.

Le passé de ces salles m'avaient été évoquées par M. Alain Rocca du Sourgentin qui se rappelait les projections du jeudi après-midi, en direction des enfants, assurées par un abbé qui n'hésitait pas à interrompre le film pour calmer les chahuts. Sans trop d'effet.

 

Photographie : Lise Roman

24/11/2008

Le Cinéac par Eric Escoffier

Autre souvenir cette fois de l'ami Éric Escoffier dans une série d'articles parus dans sont blog Montres de la nuit. En voici un extrait qui évoque la salle du Cinéac sur l'avenue :

Il est vrai que chaque salle avait sa propre particularité avec un personnel difficile à décrire tant le personnage semblait sortir d'un film imaginaire!!!! Je me souviens au Cinéac qui se trouvait à l'époque Avenue de la Victoire, rebaptisée sous le nom auguste de l"Avenue Jean Médecin", il y avait le contrôleur que l'on avait surnomme "Gibba" (ici en niçois cela peut se traduire par la bosse)! Cet homme squelettique à la main gauche paralysée, était légèrement voûté, et avait un caractère odieux!!! Il déchirait les billets et lorsqu'il entendait un bruit suspect, il surgissait dans la salle tel un démon avec sa lampe électrique et faisait la chasse aux indésirables venus troubler le calme de la projection! Mais il n'empêche que cet homme était un amoureux du cinéma bis et aimait le cinéma fantastique! Il m'arrivait après la projection de discuter avec lui! On devint ami et je fus un des rares privilégiés à ne plus payer sa place, tout en laissant un large pourboire à l'ouvreuse!!!

 

Éric Escoffier

Blog Monstres de la nuit

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18/11/2008

L'Idéal et le Studio 34

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Photographies : la première est un magnifique document tiré du numéro 91 de la revue "Lou Sourgentin". Ce sont les ouvreuses que l'on voit sur le pas de la porte, le prohramme à la main. Les photographies suivantes sont de Lise Roman et la façade n'a pas encore été repeinte.

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30/10/2008

L'Escurial par J. M. G. Le Clezio

J. M. G. Le Clezio vient de sortir un livre autour du cinéma au joli titre de Ballaciner. Un chapitre traite des cinémas de son enfance niçoise. Il y évoque nombre de salles et en particulier l'Escurial :

Je me souviens particulièrement de La Tunique, peplum chrétien des années 1950. La salle s'appelait l'Escurial, nom bien trouvé pour accueillir un tel spectacle. C'était un chef d'oeuvre de l'art post-mussolinien, avec un plafond à douze mètres, un immense balcon flanqué de loges et de loggias, un rideau de scène en velours cramoisi, et dont les murs latéraux et le hall d'entrée étaient décorés de fresques néo classiques représentant des matrones romaines et des guerriers hoplites sur fond de collines éternelles.

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Ballaciner – J. M. G. Le Clezio

Éditions Gallimard

Le livre sur la boutique

Affiche source Carteles

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14/10/2008

Les photographies du Royal

La beauté du bâtiment sans doute fait qu'il y a eu plusieurs photographies de cette salle. Leur provenance est plus difficile à établir. Les deux premières se retrouvent dans la plaquette de la Cinémathèque de Nice, en 1995. On y découvre, outre la façade, l'intérieur de la salle dans toute sa majesté avec le grand rideau cramoisi derrière lequel je me souviens encore des publicités fluorescentes et les très belles fresques tout autour. La troisième est parue dans Nice matin avec la mention « repro NM ». Il me semble, lorsque j'avais discuté de tout cela avec monsieur Rocca de la revue Lou Sourgentin, qu'il l'avait montré un ouvrage d'architecte avec ces mêmes photographies. Mais je n'avais pas pris plus de renseignements.
La quatrième, je la dois à Bernard Pavelek et à son frère Claude qui en est l'auteur. On y voit, ce qui m'a beaucoup touché, l'une des cariatides encore en place Je me suis toujours demandé ce qu'elles étaient devenues après la démolition, ne pouvant croire qu'elles auraient finies, elles aussi, sous la pelle des entrepreneurs. La surprise, c'est d'avoir découvert le site et le travail de Bernard qui est si proche du mien. Je vous invite à visiter sans tarder Prochainement nulle part. C'est magnifique.
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09/10/2008

Mélange de pinçeaux

On peut penser maîtriser un sujet et faire encore de grossières erreurs. On peut avoir su quelque chose et puis l'avoir oublié. C'est Eric Escoffier qui me l'a opportunément rappelé, le Fémina n'a pas disparu au début des années 70 comme je l'écrivais un peu plus bas, mais il est devenu le Balzac. Je le savais, cette information est présente dans la première version du scénario, mais elle a sauté dans les versions suivantes et je me suis emmêlé les pinçeaux. Le Balzac, vu son importance dans mon parcours de cinéphile, sera l'objet de la prochaine note. Rien que pour lui.

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19/09/2008

L'Escurial aujourd'hui

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Photographie : Lise Roman

18/09/2008

L'Escurial

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Source : plaquette cinémathèque de Nice 1995