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01/11/2008

SuperArgo - 1967

30/10/2008

L'Escurial par J. M. G. Le Clezio

J. M. G. Le Clezio vient de sortir un livre autour du cinéma au joli titre de Ballaciner. Un chapitre traite des cinémas de son enfance niçoise. Il y évoque nombre de salles et en particulier l'Escurial :

Je me souviens particulièrement de La Tunique, peplum chrétien des années 1950. La salle s'appelait l'Escurial, nom bien trouvé pour accueillir un tel spectacle. C'était un chef d'oeuvre de l'art post-mussolinien, avec un plafond à douze mètres, un immense balcon flanqué de loges et de loggias, un rideau de scène en velours cramoisi, et dont les murs latéraux et le hall d'entrée étaient décorés de fresques néo classiques représentant des matrones romaines et des guerriers hoplites sur fond de collines éternelles.

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Ballaciner – J. M. G. Le Clezio

Éditions Gallimard

Le livre sur la boutique

Affiche source Carteles

14:20 Publié dans Salle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : escurial, livre, le clezio | |  del.icio.us |  Facebook | | |

29/10/2008

Note sur l'architecte de l'Escurial

Né à Constantinople d’une famille d’origine grecque, Léonard Varthaliti a été l’élève de Léon Gurek à l’école royale des Beaux-Arts de Rome.

La première partie de sa carrière se déroule dans sa ville natale. Après la Première Guerre mondiale, il participe, auprès de la mission française, à l'établissement des nouveaux plans d'urbanisme de Constantinople. Puis, il s’installa à Nice où il réalisa, entre autres, Les Pins Parasols et l'Escurial, le Grand Palais et le Palais Doré (1926) à Juan-les-Pins, la villa Goelo et le monument à Léopold II à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Le travail de Léonard Varthaliti est particulièrement caractéristique du style Art Déco, influencé par les Etats-Unis et notamment l'école de Chicago.

Source : euroburos.com dossier sur le Bulding de la Bourse de Marseille.

28/10/2008

L'Escurial

Nice est une ville curieuse qui comprend par exemple deux centres, si ce n'est plus. L'un, autour du vieux Nice, est le centre historique avec la mairie et l'ancienne préfecture. L'autre, plus moderne et sur l'autre rive du paillon, est organisé autour de l'axe de l'avenue Jean Médecin anciennement avenue de la Victoire. Considérant ce second centre, on dénombre une bonne douzaine de salles de part et d'autres de l'avenue.

La plus prestigieuse sans aucun doute, c'est celle de l'Escurial. Notre cycliste, évitant les travaux, remonte au niveau du café de Lyon pour enfiler l'avenue Georges Clémenceau vers l'imposante façade de l'ancien cinéma ESCURIAL. L'ensemble est une superbe réalisation architecturale due au talent de Léonard Varthaliti, grec d'origine. Avec ses 1400 fauteuils, ses colonnes, son hall d'entrée et ses immenses fresques d'inspiration antique, peintes par Eugène dit Étienne Doucet (1890 – 1978), c'était l'une des plus belles salles de Nice, voire de France et l'une des plus grandes d'Europe. L'Escurial traverse plus de quarante ans d'histoire du cinéma niçois. C'est la première salle à s'équiper en cinémascope par exemple. Mais il vieillit mal et comme tant d'autres salles de ce calibre, ne réussi pas à négocier la mutation des années 70. Paquebot de luxe en un temps de caboteurs, il ferme en 1979 et est vendu aux enchères l'année suivante pour être transformé en boite de nuit... De luxe, toujours. Ce qu'il est toujours aujourd'hui. Les fresques de Doucet sont réputées être conservées sous les cloisons de la grande salle.

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Lors de ma période de recherche, j'ai eu un entretien avec Thierry Olive, cinéphile, gérant de l'unique librairie spécialisée dans le cinéma de la Côte d'Azur, Cinéfolies. Nous avions évoqué les dernières séances de la salle, plongée dans l'obscurité car ses propriétaires ne pouvaient plus payer l'électricité. Il m'a raconté avec beaucoup de talent l'entrée sombre. L'escalier descendant à la salle et uniquement éclairé par une petite lampe, sans doute de secours. Une atmosphère de film fantastique, un genre qu'il affectionne particulièrement. Et puis la grande salle, immense et sur les dernières années si peu fréquentée. Une atmosphère de fin du monde, de fin d'un monde.

L'Escurial aujourd'hui et hier

Photographie : plaquette cinémathèque de Nice 1995