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09/11/2008

Les archives de l'avenue 3

Les salles Gaumont au début des années 60. Tout un maillage depuis la place masséna jusqu'à la voie de chemin de fer "sous le signe de la qualité".
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07/11/2008

Au Programme cette semaine

La grande époque du film catastrophe : Les naufragés du 747 (Airport 77) de Jerry Jameson sortit en 1977 (entre autres au Cinémonde sur Nice) avec l'inévitable défilé de stars. Ici, Jack Lemmon, Christopher Lee, Olivia de Havilland, James Stewart et Georges Kennedy.
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(Collection particulière)

06/11/2008

Autour de l'avenue

Tout autour de l'avenue Jean Medecin se tenaient de nombreuses salles. Remontons donc avec notre cycliste l'avenue en zig-zag à partir de la place Masséna aujourd'hui en plein travaux du tramway. Avant les jardins et les bassins , se tenait le Casino, vaste bâtiment comprenant un cinéma, le Casino (!) et, je m'en souviens encore, la boutique du Nain Bleu, disquaire et vendeur de matériel audio. En 1970, on pouvait y voir le tout dernier Chabrol. Que penserait-il de tant d'eau ?

Quelques pas sur la zone piétonne en direction de l'ancien Ritz devenu un magasin de chaussures au 33 rue Masséna. Cette salle me rappelle surtout un documentaire sur le groupe Magma diffusé à toutes les séances, rayé comme la Diva du Méliès, et ces sièges marron foncé en béton armé. Y voir les trois heures de Il était une fois dans l'ouest tenait de l'exploit vertébral. Cette salle, comme tant d'autres, a évolué d'une salle unique d'exclusivités (par exemple Le salaire de la peur en 1954 où Domicile conjugal, cinq semaines de succès ! en 1970) à une sorte de multi salle de quartier, plutôt mal placée dans une zone très touristique. Trois salles avec des reprises et une programmation pornographique. Le Ritz a disparu au début des années 80.

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Demi-tour et petit crochet par derrière les Galeries Lafayette. Pour découvrir, derrière le restaurant Le Guitry la façade de l'ancienne salle du Casino Club. Il a pris un nom prestigieux sans conserver sa salle... Du moins pour des films. Je crois que l'entrée était sur la droite.

Virage sur la gauche. Passons l'avenue une première fois pour découvrir les traces de deux salles : côté gauche le Paramount devenu une banque mais on voit encore bien les emplacements pour las affiches et la caisse. Le Paramount était un grand et beau cinéma d'exclusivité. Avec ses deux salles il est aussi le premier « multi salles » de la ville. En 70, on y projetait la figure de Jack Palance qui vaut bien celle d'un distributeur de billet. Sa programmation était parallèle à celle du Monte-Carlo comme on peut le constater sur la pavé de presse (ici). Je me souviens de cette queue d'enfer qu'il avait fallu se taper pour Le retour du Jedi en 83. La fin de ce cinéma a été un peu triste. La toute dernière semaine, j'y avais vu Blood simple, le premier film des frères Cohen. Il devait y avoir cinq spectateurs. Triste.

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Presqu'en face, côté droit, ce magasin de tissu au 4 de la rue de la Liberté cache bien l'ancien Cinémonde. Si l'on entre, on retrouve l'escalier qui descendait dans cette salle où j'ai vu, fin des années 70, ce film avec le 747 qui tombe à l'eau et dont je vous ai posté la photographie d'exploitation il y a quelque temps.

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(à suivre)

Photographies : Lise Roman

 

04/11/2008

Interlude sociologique

La pratique du cinéma, au niveau du spectateur, n'a cessé de changer tout au long de sa courte histoire. De l'attraction de foire au divertissement de masse en passant par la cinéphilie, les festivals et les ciné-club, il y a eu bien des façons d'aller voir un film. La télévision, la cassette vidéo puis le DVD ont réduit l'audience des salles, leur nombre et leur implantation. Ce dernier point mérite que l'on se penche sur l'évolution du parc de salles niçois en terme de répartition géographique. J'ai, dans mon scénario, illustré ceci par cette petite scène :

Notre cycliste s'arrête à un feu. Un piéton se tient sur le bord du trottoir, tenant un vieil exemplaire du journal Nice Matin daté du 17 septembre 1970. Le piéton s'approche du cycliste.

Le piéton.

Si l'on en croit ce journal de septembre 1970, Nice comptait à cette époque 36 cinémas dont un seul disposait de deux salles...

Le cycliste retire ses lunettes pour mieux voir. Le piéton replie méthodiquement son journal.

Le piéton.

Il n'en reste aujourd'hui que 6, ce qui représente néanmoins 29 écrans. Mais on remarquera que tous les quartiers périphériques, tant défavorisés que résidentiels, ont perdu leurs salles.

Le cycliste.

Est-ce bien raisonnable... ?

Le piéton(désignant le feu).

C'est vert.

Effectivement, il y avait encore en 1970 de très nombreuses salles de quartier et chaque quartier avait les siennes. Y compris l'Ariane, Magnan, la Californie, Fabron, Riquier et la plaine du Var avec le drive-in puis un peu plus tard la salle de Cap3000. Les populations des quartiers plutôt populaires étaient très attachés à « leur » salle comme on le constate aux écrits de Louis Nucera ou Raoul Mille. La salle avait alors une véritable fonction sociale où l'on se retrouvait en famille ou en bande. Ce sont ces salles qui ont disparu les premières. Aujourd'hui, il ne reste aucune salle de quartier et l'on peut risquer l'explication d'un profond changement dans le choix des divertissements. Nouvel avatar de salle populaire, même si les mots m'arrachent les yeux à les écrire, c'est le multiplexe de Lingostière. Il sera bientôt concurrencé du complexe prévu à l'Arénas. Aujourd'hui, le multiplexe est devenu le nouveau cinéma de quartier, un quartier purement artificiel et dédié à la consommation de masse. Le cinéma a perdu cette bataille et laisse de nombreux nostalgiques. C'est à eux d'abord que ce projet est dédié.

11:45 Publié dans Scénario | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, salles | |  del.icio.us |  Facebook | | |